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    Vieux JosephPieds nus

     

    Vieux Chef Joseph

     

     

    Tatanga Mani

    Vieux Chef Joseph

     Né entre 1785 et 1790  dans la tribu des Cayuses, puis capturé et élevé par les Nez-Percés il succède à son père adoptif en 1848.Il épousa une Nez-Percé et eut plusieurs enfants, dont le célèbre Chef Joseph et Ollokot

    Il s'efforça de ne point quitter les vallées et les montagnes qui l'avaient vu naître. Il fait connaître clairement _selon son habitude_ son sentiment sur la propriété de la terre : " La terre a été créée avec l'aide du soleil et elle devrait être laissée telle qu'elle était... Le pays a été fait sans ligne de démarcation et ce n'est pas le rôle de l'homme de le diviser... Je vois les Blancs s'enrichir à travers tout le pays et je connais leur désir de nous donner des terres sans valeur... La terre et moi sommes du même esprit. La mesure de la terre et la mesure de nos corps sont les mêmes. Dites-nous, si vous l'osez, que vous avez été envoyés par le Pouvoir créateur pour nous parler. Vous pensez peut-être que le Créateur vous a envoyés ici pour disposer de nous selon votre vouloir.Si je croyais que vous étiez envoyés par le Créateur, je pourrais être enclin à penser que vous avez le droit de disposer de moi. Mais ne vous méprenez pas et comprenez bien la raison de mon amour pour la terre. Je n'ai jamais dit que la terre était mienne pour en user à ma guise. Le seul qui ait le droit d'en disposer est celui qui l'a créée. Mais je revendique le droit de vivre sur ma terre, et vous accorde le privilège de vivre sur la vôtre".

    Il perdit sa fille lorsque celle-ci avait un an, en 1843,morte de la gangrène. En 1863, il refusa de signer un traité qui stipulait la cession de la vallée de la Wallowa. Affaibli et presque aveugle, il mourut le 20 janvier 1871, âgé de presque 86 ans.

    Ce surnom de Vieux Chef Joseph lui fut attribué par un père-missionnaire qui essaya d'évangéliser sa tribu vers 1859.

    Ollokot est un chef de guerre Nez-Percé qui mena une partie des jeunes guerriers durant la guerre des Nez-Percés de 1877. Jeune frère deChef Joseph, il est né vers 1841 et est mort le 30 septembre 1877 à la bataille de Bear Paw

    Ollokot

     

    Avant de mourir (en 1871), le père de Chef Joseph des Nez-Percés, rappelle à son fils qu'il ne doit pas vendre les os de son père.

    Chef Joseph décrit sa mort :

    - Mon père m'a fait appeler. J'ai vu qu'il allait mourir. J'ai pris sa main dans la mienne. Il dit :" Mon fils, mon corps va retourner à ma mère la terre, et mon esprit va bientôt voir le Chef Grand Esprit. Quand je serai parti, pense à ton pays. Tu es le chef de ce peuple.Ils attendent de toi que tu les guides. Souviens toi toujours que ton père n'a jamais vendu son pays. Tu te boucheras les oreilles quand on te demanderas de signer un traité vendant la terre. Encore quelques années et l'homme blanc sera là. Ils ont les yeux sur ce pays. N'oublie jamais, fils, mes paroles de mourant. Cette terre renferme le corps de ton père et de ta mère."

    Je pressai les mains de mon père et lui dis que je protégerai sa tombe de ma vie. Mon père sourit et partit pour le pays de l'esprit.

    Tombe du Vieux Joseph

     

     

     

    Tatanga Mani (Walking Buffalo)

    offre des paroles de sagesse et des réflexions sur la foi indienne.   

    Tatanga Mani

     
    PHOTO: PERSONNEL DE MÈRE TERRE NOUVELLES

     

    20/03/1871, Tatanga Mani ou Walking Buffalo allait devenir un messager de la paix pour le gouvernement canadien. Il passa ses jeunes années à Morley, en Alberta, et fut adopté par le missionnaire blanc John McDougail. Il fréquenta l'école des blancs sans jamais abandonner "l'étude de la nature", Bien plus tard, le gouvernement lui demanda de faire le tour du monde comme représentant du peuple indien. Âgé de 87 ans, il dit lors d'un discours à Londres :"Les collines sont toujours plus belles que les constructions en pierre. On mène à la ville une existence artificielle. La plupart des gens ne sentent jamais la terre sous leurs pieds. Ne voient pas pousser les plantes autrement qu'en pots, et leurs regards ne se portent pas au-delà des lumières de la ville, pour saisir le charme d'un ciel parsemé d'étoiles. Quand on vit à l'écart des accomplissements du Grand Esprit, on oublie vite ses lois."

    Tatanga mourut en 1967

     

     Pieds nusDISCOURS :

    Nous étions un peuple sans loi, mais nous étions en très bons termes avec le Grand Esprit, créateur et maître de toutes choses. Vous Blancs, présumiez que nous étions sauvages. Vous ne compreniez pas nos prières. Vous n’avez pas essayé de les comprendre. Quand nous chantions nos louanges au soleil, à la lune ou au vent, vous disiez que nous adorions des idoles. Sans nous comprendre, vous nous avez condamnés comme des âmes perdues, simplement parce que notre culte était différent du vôtre.

    Nous voyions la main du Grand Esprit dans presque tout : soleil, lune, arbres, vent et montagnes. Parfois, nous l’approchions à travers toutes ces choses. était-ce si mal ? Je pense que nous croyons sincèrement en l’être suprême ; d’une fois plus forte que celle de bien des Blancs qui nous ont traité de païens… Les Indiens qui vivent près de la nature ne vivent pas dans l’obscurité.

     

    Saviez-vous que les arbres parlent ? Ils le font, cependant. Ils se parlent entre eux et vous parleront si vous écoutez. L’ennui, c’est que les Blancs n’écoutent pas. Ils n’ont jamais appris à écouter les Indiens, aussi je doute qu’ils écoutent les autres voix de la nature. Pourtant, les arbres m’ont beaucoup appris : tantôt sur le temps, tantôt sur les animaux, tantôt sur le Grand Esprit.

     

    Pieds nus

    Chef Sitting Bull

     

    Je tiens à ce que tous sachent que je n'ai pas l'intention de vendre une seule parcelle de nos terres ; je ne veux pas non plus que les Blancs coupent nos arbres le long des rivières ; je tiens beaucoup aux chênes dont les fruits me plaisent tout simplement. J'aime à observer les glands parce qu'ils endurent les tempêtes hivernales et la chaleur de l'été, et _ comme nous-mêmes _ semblent s'épanouir par elles.

    Tatanka Yotanka ou Sitting Bull,

                                                                                                                         Sioux

     

    Chef Seattle

     

     

     

     

     

    "Pour nous, les cendres de nos

    ancêtres sont sacrées et

    l'emplacement où ils reposent,

    une terre sanctifiée".

     

     

    Chef seattle au gouverneur Isaac Stevens en 1855, alors qu'on lui demandait de livrer sa terre.

     

     

     

      

     

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