• Désireux de traverser une rivière, un scorpion demanda à une tortue : » Prends-moi sur ton dos pour m’aider à traverser et rejoindre mes frères. – Que je te prenne sur mon dos, tu n’y penses pas. Tu es bien trop dangereux ! – Ne sois pas bête, je veux traverser, pas me noyer. » Après de longues palabres, la tortue se rendit compte que le scorpion voulait vraiment rejoindre ses comparses. Elle le chargea sur son dos et entama la traversée. Parvenue au milieu de la rivière, le scorpion tenta de piquer la tortue sans parvenir à traverser la carapace. Et la tortue de s’écrier : » Que diable cherches-tu à percer ? – Probablement le fond de ma nature. – Eh bien ! Je vais te révéler le fond de la mienne, lui cria la tortue avant de s’enfoncer dans les profondeurs. «


  • Les humains, qui sont-ils ?

    Ce sont des abrutis

    Que font-ils ?

    Des conneries.

    Pourquoi ce goût de violence,

    Et pour prouver quoi ?

    Qu’ils sont les plus forts ?

    C’est bien facile

    Avec un flingue entre les mains.

    Ils exterminent les animaux

    Ils détruisent la nature,

    Mais ôtez leur les armes

    Et que deviennent-ils ?

    Moins que pas grand-chose : Rien

    Comment peuvent-ils être aussi crétins ?

    Qu’ils s’entre-tuent d’accord,

    Mais qu’ils laissent vivre les Saints.

     

    Silvi (1979)


  • De quelqu'un qui n'entre pas dans nos normes, on dit souvent :

    "Il a un p'tit vélo dans sa tête"

    Mais si ce p'tit vélo ......

     

    Comme tout le monde, j'avais un p'tit vélo dans ma tête

    Comme presque tout le monde, je l'avais bien caché

    Et personne ne le voyait

    Et puis, un beau jour, je l'ai laissé partir

    Et il s'est mis à circuler dans ma tête

    Il s'est mis à faire son manège.

     

    Il a circulé dans mon cerveau

    Il a visité tous ses coins et ses recoins

    Et il a trouvé plein de casiers..... bien organisés.

     

    Il a d'abord vu celui de l'éducation enseignement

    C'était impressionnant avec ses deux et deux égalent quatre,

    Ses règles de grammaire,

    Ses cours d'histoire où on parlait de guerres, de rois, de dates ....

    Tout était bien cadré, rien ne manquait

    Pour réussir, il suffisait de le faire fonctionner

    Comme à l'école quand on écoutait le maître sans rien dire.

     

    En continuant sa ronde, mon vélo est tombé sur le casier religion

    Là aussi c'était parfait

    On savait ce qu'on devait croire..... et à qui obéir

    Il y avait Dieu, bien sûr

    Et puis le pape, les évêques, les prêtres,

    Et enfin les gens

    Evidemment ces derniers ne pouvaient faire qu'obéir

    Puisque les autres étaient au-dessus d'eux

    Il n'y avait pas de problèmes, ça devait marcher ainsi.

     

    Au détour d'un virage, mon vélo s'est heurté au casier société

    On y retrouvait encore tout ce qu'il fallait pour que l'ordre y règne

    Chacun était à sa place : le patron et l'ouvrier

    Le responsable et l'administré, le militaire et le civil...

    Pour être heureux, il suffisait de respecter la règle du jeu

    Des casiers, mon p'tit vélo en a trouvé bien d'autres.

     

    Je ne peux pas les décrire

    Mais tous se ressemblaient étonnamment

    Ce que je peux dire c'est qu'il a continué son manège dans ma tête

    Et, peu à peu, dans les casiers, "ça ne tournait plus très rond"

    Deux et deux commençaient à faire vingt deux

    Les rois, les guerres étaient remplacés par la vie des gens

    Et leur combat pour vivre

    Dieu était au milieu de son peuple, avec le pape, les évêques, les prêtres

    Qui ne pouvaient être ailleurs puisque Dieu s'était déplacé

    Dans les usines, chacun participait,

    Les décisions étaient prises en commun

    Le militaire avait perdu son uniforme

    Le responsable rendait des comptes.

     

    Vraiment , ça ne tournait plus rond

    C'était une ivresse qui m'envahissait

    On m'avait tracé une route toute droite

    Qui devait m'amener au bonheur

    Et voilà que je marchais de travers....

    Et j'en riais

    On pouvait bien se moquer, l'avenir s'ouvrait devant moi

    Je pouvais l'imaginer puisque les règles avaient changé

    Puisque les casiers eux-mêmes étaient entrés dans la ronde,

    Dans la fête de ma tête

    Alors, je me suis dit :

    "Si chacun laissait son p'tit vélo circuler dans sa tête

    Ca changerait beaucoup de choses dans notre monde

    Et si ce p'tit vélo, c'était un grain de folie,

    Ce quelque chose de l'Esprit qui nous souffle

    L'utopie d'un monde nouveau"

    (Inconnu)



  • LA PRIÈRE DU CHAT

    A MON MAÎTRE...
    Ne me prends pas pour esclave,
    Car j'ai en moi le goût de la liberté.
    Ne cherche pas à deviner mes secrets,
    Car j'ai en moi le goût du mystère.
    Ne me contrains pas aux caresses,
    Car j'ai en moi le goût de la pudeur.
    Ne m'humilie pas
    Car j'ai en moi le goût de la fierté.
    Ne m'abandonne pas,
    Car j'ai en moi le goût de la fidélité.
    Sache m'aimer et je saurai t'aimer
    Car j'ai en moi le goût de l'amitié..


  • Elle Avoue à Sa Grand-Mère Que Son Mari la Trompe... Voici Ce Que sa

    Grand-Mère Lui Dit.

    Voici une bonne leçon de vie, valable pour chacun d'entre nous, quel que

    soit le stade de notre vie.

     

       Vous comprendrez rapidement pourquoi..

    Lire la suite...


  • Des Pourquoi qui ont du poids, de très bonnes questions me semble t'il !?
    Réalisons que souvent, les retours de bâtons sont les résultats même de notre
    propre manque d’honnêteté .Un monde qui tourne rond, sans ce sale orgueil,
    vous tente pas ?

    Pourquoi devoir tout jeune déjà penser à son futur ?
    Pourquoi devoir toujours se prendre au sérieux dans la vie ?
    Pourquoi devoir serrer des mains qui vous répugnent ?
    Pourquoi devoir mentir pour ne pas blesser autrui ? 
    Pourquoi devoir garder des liens qui nous retiennent ?
    Pourquoi devoir rester avec un être que l'on n'aime plus ?
    Pourquoi devoir se taire quand plus rien n'est tolérable ?
    Pourquoi suivre le troupeau lorsque qu'on veut être ailleurs ? 

    Je me verse des larmes dans une coupe pleine à déborder, et lève mon verre à l'insouciance de l'enfance
    .

     

     

    ( ? ) 


  • Il était une fois un homme assis près d’une oasis, à l’entrée d’une ville du Moyen-Orient.

    Un jeune homme s’approche et lui demanda :

    « Je ne suis jamais venu ici. Comment sont les gens qui vivent dans cette ville ? »

    Le vieil homme lui répondit par une question :

    « Comment étaient les gens dans la ville d’où tu viens ? »

    « Egoïstes et méchants. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’étais bien content de partir »,

    « Tu trouveras les mêmes ici » lui répondit le vieil homme.

     

    Un peu plus tard, un autre jeune homme s’approcha et lui posa la même question :

    « Je viens d’arriver dans la région. Comment sont les gens qui vivent dans cette ville ? »

    Le vieil homme répondit de même :

    « Dis-moi, mon garçon, comment étaient les gens dans la ville d’où tu viens ? »

    « Ils étaient bons, bienveillants, accueillants, honnêtes. J’y avais de nombreux amis et j’ai beaucoup de mal à les quitter ».

    « Tu trouveras les mêmes ici » lui répondit le vieil homme.

     

    Un marchand qui faisait boire ses chameaux, avait entendu les deux conversations. Dés que le second jeune homme s’éloigna, il s’adressa au vieillard sur un ton de reproche :

    « Comment peux-tu donner deux réponses complètement différentes à la question posée par deux personnes ? »

    « Mon fils, dit le vieil homme, chacun porte son univers dans son cœur.

    D’où qu’il vienne, celui qui n’a rien trouvé de bon par le passé ne trouve rien ici non plus. Par contre, celui qui avait des amis dans l’autre ville trouvera ici aussi des amis loyaux et fidèles. Car, vois-tu, les gens sont vis-à-vis de nous ce que nous trouvons en eux »,

     

                     « Si donc ton œil est sain,

                     Ton corps tout entier sera dans la lumière »

     

     

    ( ? ) 


  • Socrate était un homme sage qui vivait en Grèce, il y a très longtemps.

    Un jour quelqu’un vint à lui et dit :

    -« Ecoute, Socrate, il faut que je te raconte comment ton ami s’est conduit.

    - Arrête ! interrompit l’homme sage. As-tu passé ce que tu as à me dire à travers les 3 tamis ?

    - Trois tamis ? dit l’autre rempli d’étonnement.

    - Oui mon bon ami : trois tamis. Examinons si ce que tu as à me dire peut passer par les trois tamis. Le premier est celui de la vérité. As-tu contrôlé si tout ce que tu veux me raconter est VRAI ?

    - Non, je l’ai entendu raconter et …..

    - Bien, bien. Mais assurément tu l’as fait passer à travers le deuxième tamis. C’est celui de la bonté. Est-ce que ce que tu veux me raconter, si ce n’est pas tout à fait vrai, est au moins quelque chose de BON ?

    - Hésitant, l’autre répondit : non ce n’est pas quelque chose de bon, au contraire …

    - Hum ! dit le Sage, essayons de nous servir du troisième tamis, et voyons s’il est UTILE de me raconter ce que tu as envie de me dire…

    - Utile ? Pas précisément ….

     

    -Eh bien ! dit Socrate en souriant, si ce que tu as à me dire n’est ni VRAI, ni BON, ni UTILE, je préfère ne pas le savoir, et quant à toi, je te conseil de l’oublier. »

     

     

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