• Le doux chant de ta voix

    Murmure à mon oreille

    Le vieux chant d'autrefois

    qui parlait des abeilles.

     

    De ma petite ruche

    Tu étais la seule reine

    M'évitant les embûches

    Faisant mes nuits sereines.

     

    C'était le temps si court

    Où tu m'aimais encore

    Tu riais sur mes jours

    Et caressais mon coeur.

     

    ... Ces souvenirs lointains

    Marchent sur ton cercueil

    Pas à pas, incertains

    Ils pleurent sur mon deuil.

     

    (?)

     


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  • Quel jour sommes-nous ?

    Nous sommes tous les jours

    Mon amie

    Nous sommes toute la vie

    Mon amour.

    Nous nous aimons et nous vivons,

    Nous vivons et nous nous aimons,

    Et nous ne savons pas ce que c'est que la vie

    Et nous ne savons pas ce que c'est que le jour

    Et nous ne savons pas ce que c'est que l'amour.

     

    Jacques Prévert

    (1908 à Neuilly sur Seine)


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    1. On naît fatigué et on vit pour se reposer ;                                                                                               
    2. Aime ton lit comme toi-même ;                                                                                                                 
    3. Repose toi le jour pour dormir la nuit ;                                                                                                    
    4. Si tu en vois un qui se repose : aide-le ;                                                                                                   
    5. Le travail c'est de la fatigue ;                                                                                                                
    6. Ne fais pas aujourd'hui ce que tu peux faire demain ;                                                                           
    7. Fais en le moins possible, et ce que tu dois faire, fais le faire par les autres ;                                      
    8. Trop de repos n'a jamais fait mourir personne ;                                                                                     
    9. Quand l'envie de travailler te prends, assais-toi, et attends qu'elle passe ;                                           
    10.  Si le travail c'est la santé, vive la maladie.                                                                                              

  • J'ai fais un projet fou

    Le tien

    Je fais le premier pas

    Te rencontrer

    Sans te voir

    Sans te toucher

    Avec tes mots 

    Entre nous deux

    Un miroir blanc qui nous rapproche

    Une simple feuille de papier

    A tout de suite.

     

    Ipikipoura

     


  • Etre jeune

     

    Jeunesse n’est pas seulement une période de la vie,

    Elle est surtout un état d’esprit, un effet de la volonté,

    Une qualité de l’imagination, une intimité émotive,

    Une victoire du courage sur la timidité,

    Du gout de l’aventure sur l’amour du confort.

     

    On ne devient pas vieux pour avoir vécu

    Un certain nombre d’années.

    On devient vieux

    Parce qu’on a déserté son idéal.

     

    Les années rident la peau,

    Renoncer à son idéal ride l’âme.

    Les préoccupations, les doutes, les craintes et les désespoirs

    Sont ennemis qui, lentement

    Nous font pencher sur la terre

    Et devenir poussière avant la mort.

     

    Jeune est celui qui s’étonne et s’émerveille,

    Il demande, comme un enfant insatiable : « et après ?».

    Il défie les événements et trouve de la joie au jeu de la vie.

     

    Vous êtes aussi jeune que votre foi,

    Aussi vieux que votre doute,

    Aussi jeune que votre confiance en vous-même,

    Aussi jeune que votre espoir,

    Aussi vieux que votre abattement.

     

    Vous resterez jeune tant que vous resterez réceptif,

    Réceptif à ce qui est beau, bon et grand,

    Réceptif aux messages de la nature, de l’homme et de l’infini.

    Et si, un jour, votre cœur allait être mordu par le pessimisme

    Et rongé par le cynisme,

    Puisse Dieu avoir pitié

     

    De votre âme de vieillard !

    Faut pas se moquer des ..........PAPY'S


    Comment appeler la police quand vous êtes vieux et que vous n'êtes plus très
    mobile...

    = Georges DURANT,

     un homme d'un certain âge vivant à Aubervillers, dans le 93, allait se
    coucher quand sa femme lui dit qu’il avait laissé la lumière dans l’abri de
    jardin qu’elle pouvait voir depuis la fenêtre de la chambre. Georges ouvrit la
    porte arrière de sa maison pour aller éteindre, mais il vit qu’il y avait des
    personnes dans l’abri en train de voler du matériel. Il appela alors la police
    qui lui demanda : "Quelqu'un s'est-il introduit chez vous ?"

     - Il répondit :
    = "Non,
    mais des gens sont en train de me voler après s'être introduits dans ma cabane
    de jardin "

     - La police répondit :
    = "Toutes nos patrouilles sont occupées il faut vous enfermer, et un officier
    passera dès qu'il sera libre".

     

    -          Georges dit :"O.K."

    -           Puis il raccrocha, attendit 30 secondes et rappela la police :

    = -"Bonjour,
    je viens de vous appeler pour des voleurs dans mon abri de jardin... Ne vous
    inquiétez plus à ce propos... je les ai tués".
     - Puis il raccrocha.

    -           = - Dans les cinq minutes qui suivirent, 6 voitures de police, une équipe de tireurs d'élite, un hélicoptère, deux camions de pompiers, une ambulance et le SAMU local se présentèrent devant son domicile, et les voleurs furent pris en flagrant délit.

     - Un policier lui dit :" Je croyais que vous les aviez tués ?..."

     - Georges répondit : " Je croyais que vous n'aviez personne de disponible !!!..."


    >>>>>>> Histoire vraie... <<<<<<<

                   Moralité 

     

    -           Faut pas emmerder les vieux, ni les prendre pour des cons !

    VIEILLIR EN BEAUTÉ  

     Vieillir en beauté, c’est vieillir avec son coeur;


    Sans remord, sans regret, sans regarder l’heure;


    Aller de l’avant, arrêter d’avoir peur;


    Car, à chaque âge, se rattache un bonheur.

    Vieillir en beauté, c'est vieillir avec son corps ;

    Le garder sain en dedans, beau en dehors.

    Ne jamais abdiquer devant un effort.

    L'âge n'a rien à voir avec la mort.

    Vieillir en beauté, c'est donner un coup de pouce

    A ceux qui se sentent perdus dans la brousse,

    Qui ne croient plus que la vie peut-être douce,

    Et qu'il y a toujours quelqu'un à la rescousse.

    Vieillir en beauté, c'est vieillir positivement,

    Ne pas pleurer sur des souvenirs d'antan.

    Etre fier d'avoir les cheveux blancs,

    Car, pour être heureux, on a encore le temps.

    Vieillir en beauté, c'est vieillir avec amour,

    Savoir donner sans rien attendre en retour ;

    Car, où que l'on soit, à l'aube du jour,

    il y a quelqu'un à qui dire bonjour.

     

    Vieillir en beauté, c’est vieillir avec espoir;
    Être content de soi en se couchant le soir.
    Et lorsque viendra le point de non-recevoir,
    Se dire qu’au fond, ce n’est qu’un au revoir. 
     

     

     

    …auteur Ghyslaine Delisle 

     

     


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  • O toi que l'on nomme douleur

    qui viens sans joie et sans effort

    Tu n'es pas le bonheur

    Tu n'es pas le malheur

    Par l'homme, pour l'homme

    avec l'homme.

    Si tu te calmes quand vient l'automne

    Tu veilles sur nous jusqu'à la mort

    Compagne de nos jours

    Ennemie de toujours

    Patiente Taciturne Obstinée

    Rien ne sait ni ne peut t'arrêter.

    De notre coeur n'auras-tu pitié ?

    Où est-elle à la mesure de notre piété ?

    Tous, tu les as torturés :

    les innocents, les justes et les Saints,

    les martyrs et les assassins.

    Levée dés que sonne mâtines

    A la mort tu ne mets de sourdine.

    Et si j'osais te regarder. Cesserais-tu de me tuer ?

     

    (Inconnu)


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  • Je me dis ……

    Que demain ça ira mieux.

    J’ai oublié que je suis vieux.

    Y aura peut-être pas de demain.

    Dehors il pleut, temps de chien,

    Vie de chien.

    Bientôt, il n’y aura plus rien.

    Adieux mes petits biens

    Adieux, crédits et découvert

    Adieux banquier

    Je viens de gagner

    Un ticket pour l’éternité.

     

    L’indien


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  • La nuit vient de revenir

    Ce cycle étrange de la vie

    Comme un rendez-vous avec soi-même

    Pour faire un récapitulatif de ma mémoire.

     

    Qu’ai-je donc appris de plus aujourd’hui ?

    Pourquoi cette peur subite ?

    Cette angoisse qui revient tous les soirs

    Comme un signe de prendre garde au lendemain.

     

    Je m’enfonce doucement dans mes draps

    Pour y trouver chaleur et réconfort

    Je fume mon dernier joint

    Et dans un oubli total mes yeux se ferment …

     

    -------------- --------------- --------------- ----------------

    Un rayon de soleil traverse ma fenêtre

    Ça y est, je suis en retard au travail

    Ça m’est égal, je n’ai pas envie d’y aller

    J’irai flâner dans les rues et les squares

    Jusqu’à mon rendez-vous du soir.

     

    La nuit revient, toujours fidèle

    Avec toutes ses étoiles ! Comme elle est belle !

    Et moi, qui existe sans savoir pour qui, pour quoi

    Quel est donc mon rôle dans ce bats-monde !??

    Oh !! Ténèbres, donne moi donc une solution

    Suis-je donc incapable d’être aimée ?

     

    Tiens, une étoile c’est détachée !!

    Vient-elle me dire la vérité ?

    Vérité cruelle mais réelle

    Non, elle suit son chemin tranquille.

    Et moi, paisible, je retourne dans mon lit.

     

    C.Sylvie (17.02.1986)


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  • Blanche est ma vie

    Noire est la tienne

    J’ai un cœur sensible

    Le tiens est de haine

    Ami, je t’aimais …

     

    A ta porte, je suis venue frapper

    Mais tu m’as à peine aperçu

    Car tu n’as pas voulu

    C’est alors que tu m’as rejeté

    Ami, j’ai de la peine…

     

    Je voulais te voir et t’aimer simplement

    Sans ruses et sans hontes

    Sans détours ni mensonges

    Te donner mon cœur à tout moment

    Mais tu n’as rien compris

    Et très vite tu es parti

    Ami, tu es si loin …

     

    Tu penses trop à cette laideur de la vie

    Tu refuses d’être esclave de cette société

    Alors tu t’es révolté

    Tel un enfant pas sage

    Ils t’ont mis dans cette cage

    Ils ont pris la clé

    Et tu n’as plus ta liberté

    Ami, je t’ai perdu …

     

    De nos deux nuits passées ensemble

    Il ne me reste plus qu’un songe

    Je me doute que tu t’en balance

    Préférant fuir et nuire le monde

    Alors Adieu

    Ami, je t’ai oublié.

     

    C.Sylvie (1986)


  • J'ai fait un projet fou

    le tien.

    Je fais le premier pas.

    Te rencontrer

    Sans te voir,

    sans te toucher.

    Avec tes mots

    Entre nous deux.

    Un miroir blanc qui nous rapproche

    Une simple feuille de papier,

    A tout de suite ....

     

    Anonyme


  • Il dit non avec la tête.

    Il dit oui avec le coeur.

    Il dit oui à ceux qu'il aime.

    Il dit non au professeur.

    Il est debout, on le questionne.

    Et tous les problèmes sont posés.

    Soudain le fou rire le prend.

    Il efface tout.

    Les dates et les nombres.

    Les chiffres et les lettres.

    Et malgré les menaces du professeur.

    Avec des craies de toutes les couleurs,

    Sur le tableau noir du malheur,

    Il dessine le visage du bonheur.

     

    ( Jacques Prévert)


  • Un jeune homme entre en rêve dans un magasin.

    Derrière le comptoir se tient un ange.

    Le jeune homme lui demande : « Que vendez-vous ? »

    L’ange répond : « Tout ce que vous désirez ».

    Alors le jeune homme commence à énumérer : « Si vous vendez tout ce que je désire, alors je veux bien : - La fin des guerres dans le monde,

    - La disparition de tous les bidonvilles,

    - Le retour dans leur pays de tous les réfugiés,

    - Du travail pour tous les chômeurs,

    - L’intégration dans la société de tous les marginaux,

    - La fin ……… » ,

    L’ange lui coupe la parole ; « Excusez-moi, Monsieur, vous avez mal compris.

     

    Ici, nous ne vendons pas de fruits, nous ne vendons que les graines !... »

     

    Poème Anonyme


  • Désireux de traverser une rivière, un scorpion demanda à une tortue : » Prends-moi sur ton dos pour m’aider à traverser et rejoindre mes frères. – Que je te prenne sur mon dos, tu n’y penses pas. Tu es bien trop dangereux ! – Ne sois pas bête, je veux traverser, pas me noyer. » Après de longues palabres, la tortue se rendit compte que le scorpion voulait vraiment rejoindre ses comparses. Elle le chargea sur son dos et entama la traversée. Parvenue au milieu de la rivière, le scorpion tenta de piquer la tortue sans parvenir à traverser la carapace. Et la tortue de s’écrier : » Que diable cherches-tu à percer ? – Probablement le fond de ma nature. – Eh bien ! Je vais te révéler le fond de la mienne, lui cria la tortue avant de s’enfoncer dans les profondeurs. «


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  • Les humains, qui sont-ils ?

    Ce sont des abrutis

    Que font-ils ?

    Des conneries.

    Pourquoi ce goût de violence,

    Et pour prouver quoi ?

    Qu’ils sont les plus forts ?

    C’est bien facile

    Avec un flingue entre les mains.

    Ils exterminent les animaux

    Ils détruisent la nature,

    Mais ôtez leur les armes

    Et que deviennent-ils ?

    Moins que pas grand-chose : Rien

    Comment peuvent-ils être aussi crétins ?

    Qu’ils s’entre-tuent d’accord,

    Mais qu’ils laissent vivre les Saints.

     

    C.Sylvie (1979)


  • De quelqu'un qui n'entre pas dans nos normes, on dit souvent :

    "Il a un p'tit vélo dans sa tête"

    Mais si ce p'tit vélo ......

     

    Comme tout le monde, j'avais un p'tit vélo dans ma tête

    Comme presque tout le monde, je l'avais bien caché

    Et personne ne le voyait

    Et puis, un beau jour, je l'ai laissé partir

    Et il s'est mis à circuler dans ma tête

    Il s'est mis à faire son manège.

     

    Il a circulé dans mon cerveau

    Il a visité tous ses coins et ses recoins

    Et il a trouvé plein de casiers..... bien organisés.

     

    Il a d'abord vu celui de l'éducation enseignement

    C'était impressionnant avec ses deux et deux égalent quatre,

    Ses règles de grammaire,

    Ses cours d'histoire où on parlait de guerres, de rois, de dates ....

    Tout était bien cadré, rien ne manquait

    Pour réussir, il suffisait de le faire fonctionner

    Comme à l'école quand on écoutait le maître sans rien dire.

     

    En continuant sa ronde, mon vélo est tombé sur le casier religion

    Là aussi c'était parfait

    On savait ce qu'on devait croire..... et à qui obéir

    Il y avait Dieu, bien sûr

    Et puis le pape, les évêques, les prêtres,

    Et enfin les gens

    Evidemment ces derniers ne pouvaient faire qu'obéir

    Puisque les autres étaient au-dessus d'eux

    Il n'y avait pas de problèmes, ça devait marcher ainsi.

     

    Au détour d'un virage, mon vélo s'est heurté au casier société

    On y retrouvait encore tout ce qu'il fallait pour que l'ordre y règne

    Chacun était à sa place : le patron et l'ouvrier

    Le responsable et l'administré, le militaire et le civil...

    Pour être heureux, il suffisait de respecter la règle du jeu

    Des casiers, mon p'tit vélo en a trouvé bien d'autres.

     

    Je ne peux pas les décrire

    Mais tous se ressemblaient étonnamment

    Ce que je peux dire c'est qu'il a continué son manège dans ma tête

    Et, peu à peu, dans les casiers, "ça ne tournait plus très rond"

    Deux et deux commençaient à faire vingt deux

    Les rois, les guerres étaient remplacés par la vie des gens

    Et leur combat pour vivre

    Dieu était au milieu de son peuple, avec le pape, les évêques, les prêtres

    Qui ne pouvaient être ailleurs puisque Dieu s'était déplacé

    Dans les usines, chacun participait,

    Les décisions étaient prises en commun

    Le militaire avait perdu son uniforme

    Le responsable rendait des comptes.

     

    Vraiment , ça ne tournait plus rond

    C'était une ivresse qui m'envahissait

    On m'avait tracé une route toute droite

    Qui devait m'amener au bonheur

    Et voilà que je marchais de travers....

    Et j'en riais

    On pouvait bien se moquer, l'avenir s'ouvrait devant moi

    Je pouvais l'imaginer puisque les règles avaient changé

    Puisque les casiers eux-mêmes étaient entrés dans la ronde,

    Dans la fête de ma tête

    Alors, je me suis dit :

    "Si chacun laissait son p'tit vélo circuler dans sa tête

    Ca changerait beaucoup de choses dans notre monde

    Et si ce p'tit vélo, c'était un grain de folie,

    Ce quelque chose de l'Esprit qui nous souffle

    L'utopie d'un monde nouveau"

    (Inconnu)