• Sitting Bull

    (1831 - 1890)   TATANKA-IYOTANKA

     

     «Voyez Mes frères, le printemps est venu ; la terre a reçu l'étreinte du soleil, et nous verrons bientôt les fruits de cet amour! Chaque graine s'éveille et de même chaque animal prend vie. C'est à ce mystérieux pouvoir que nous devons nous aussi notre existence ; c'est pourquoi nous concédons à nos voisins, même à nos voisins animaux, le même droit qu'à nous d'habiter cette terre. Pourtant, écoutez-moi, vous tous, nous avons maintenant affaire à une autre race, petite faible quand nos pères l'on rencontrée pour la première fois, mais aujourd'hui grande et arrogante. Assez étrangement, ils ont dans l'idée de cultiver le sol et l'amour  de posséder est chez eux une maladie. Ces gens-là ont établi beaucoup de règles que les riches peuvent briser mais non les pauvres. Ils prélèvent des taxes sur les pauvres et les faibles pour entretenir les riches qui gouvernent. Ils revendiquent notre mère à tous, la terre, pour leur propres usages et se barricadent contre leurs voisins ; ils la défigurent avec leurs constructions et leurs ordures. Cette nation est pareille à un torrent de neige fondue qui sort de son lit et détruit tout sur son passage. Nous ne pouvons vivre côte à côte.»

    Discours prononcé en 1875

    Selon la légende sioux, une alouette lui avait annoncée en chantant "Les sioux te tueront" 

    Sitting Bull

    Cet homme aux traits durs, à l'expression emplie de sagacité perçante, tel qu'il apparaît sur les clichés de l'époque, a porté à bout de bras la destinée de son peuple pour lequel il ne désirait qu'une chose, une vie libre. Guerrier, il le fut jusqu'au tréfonds de l'être. Et pourtant, il n'y eut pas plus ardent défenseur de la paix que lui. Sa vie entière se passa a essayer de trouver un terrain d'entente avec les Blancs et le gouvernement américain. Rares sont les chefs indiens qui déployèrent une 

    semblable volonté de paix. Mais quand il dut livrer bataille, il le fit avec une rage féroce. La légende qui le poursuit fait de lui un homme-médecine, un sage, un 'saint homme' peu enclin aux choses de la guerre. C'est en grande partie faux. Les témoignages laissent penser en effet que Sitting Bull avait un don de prophétie avéré, mais il fut aussi et surtout un homme de guerre, meneur de combats. C'est ainsi qu'il se distingua parmi les siens, et qu'il réussit, au milieu du XIXe siècle, à être l'unificateur de plusieurs tribus des Plaines. Comme tout leader indien il tendit entre ses mains les deux pôles qu'on pourrait croire opposes de la conscience indienne: d'un côte, une spiritualité orientée vers la paix et I'entente avec tout ce qui vit, et de l'autre une éducation guerrière extraordinairement poussée. Sitting Bull fut un de ceux qui parvinrent peut-être le mieux à gérer cette apparente incompatibilité. L'envergure du personnage n'en est que plus marquante à une époque ou, côté blanc, tous ceux qui participèrent de près ou de loin à la 'politique Indienne' du gouvernement américain ne furent que de médiocres figures, dont le principal souci était la carrière personnelle et l'obtention des faveurs gouvernementales, en espérant, pour certains, qu'elles finiraient bien par les hisser en haut de la hiérarchie sociale et politique, voire, ainsi que l'escomptait le général Custer, au rang de président des Etats-Unis. Custer paya de sa vie l'aveuglement que lui valut son extravagante ambition. Quelques années plus tard, ce fut au tour de Sitting Bull, dont l'autorité, devenue plus que gênante pour ses ennemis de tous bords, Blancs et Indiens, fut à l'origine de son assassinat, il y a tout juste cent trente ans, en cette année 1890 marquée partant de violences et de troubles, et dont le massacre de Wounded Knee fut, en quelque sorte, la sanglante apothéose.    

    Tatanka Yotanka, aussi appelé Sitting Bull (1834-1890)Chef et homme-médecine des Sioux Hunkpapas Tetons,Chef indien le plus célèbre sans doute avec Pontiac et Tecumseh,Sitting Bull joua un rôle prédominant dans la résistance indienne. Il y fut poussé par les violations de contrat incessantes de la part du gouvernement et de l'armée ainsi que par massacres organisés de bisons, encouragés par 

    les autorités. Son grand prestige de guerrier et sa force de persuasion quasi magique lui permirent d'étendre son influence sur les autres chefs souvent insubordonnés et de coaliser les Sioux avec les peuples voisins, Cheyennes et Arapahos, unissant les trois en une étroite confédération. Lorsque le commandement de l'armée adressa un ultimatum aux tribus confédérées, leur intimant de se soumettre sans délai, Sitting Bull refusa, sachant pertinemment que sa résistance rendrait inévitable une confrontation par les armes. On en vint ainsi, le 25juin 1876,à la bataille de la Little Big Horn River, où le 7e régiment de cavalerie aux ordres du lieutenant-colonel G.Custer fut écrasé par les indiens sous la conduite des chefs Crazy Horse,Gall,DullKnife,Rain-in-the-Face,Little Wolf et d'autres, écrasent les assaillants. Plus de deux cents hommes, dont le commandant du régiment. Traqué ensuite par l'armée en 1876/1877, Sitting Bull parvint à se réfugier au Canada. Ils retourna aux Etas-Unis en 1881, où Sitting Bull fut emprisonné à Fort Randall jusqu'en 1883.Après sa libération, il resta le porte-parole et chef incontesté des Indiens parqués dans les réserves. Lorsque la misère des Indiens dans les réserves du South Dakota devint presque intolérable et que l'administration responsable craignit des troubles, on accusa le chef de commenter une révolte. Les blancs décidèrent de l'arrêter. C'est là que Sitting Bull succomba le 15 décembre 1890 à une balle tirée par un Sioux en uniforme de policer des Etats-Unis.

    Sitting BullSitting Bull

     


     

     

     

     

     

    JEUNESSE D'UN SIOUX NOMADE 
     Sitting Bull naquit en mars 1831, près de l'actuelle petite ville de Bullhead, dans l'état du Dakota du Sud, pays des grandes plaines herbeuses et des troupeaux de bisons. Sa tribu est celle des Sioux Hunkpapa, guerriers redoutables. Jeune garçon, il ne portait pas encore le nom de Sitting Bull car, selon la coutume indienne, le nom d'adulte n'était décerné que plus tard, après avoir accompli un exploit particulièrement marquant aux yeux des siens. Il était surnommé Slow, à cause de l'attitude réfléchie dont il faisait tou-jours preuve avant de se décider. Toute son enfance se passa à cheval, à regarder défiler les paysages, l'horizon à perte de vue, 
     

    d'abord serré contre sa mère et puis très vite à califourchon derrière elle. Avant 10 ans, il chevauche son propre poney. La légende veut que par la suite il ait eu les jambes arquées, comme moulées aux formes du cheval. Il connut la vie des nomades, l'ivresse des grandes étendues, de la chasse aux bisons, du vol de l'aigle, cette liberté qu'il chérira toute sa vie. Chaque soir, il s'endormait en écoutant les innombrables histoires d'Iktomi, le farceur, toutes ces légendes où les animaux parlent aux humains et leur donnent de bons conseils, les récits héroïques de son peuple, la bravoure des guerriers et, bien sûr, la couardise des ennemis. En lui montait déjà le désir ardent de se distinguer, d'accomplir des exploits prestigieux, qui, dans la société sioux, transforment un être masculin en homme. Il admirait, enviait les guerriers. Pour lui la guerre n'était pas seulement dans les récits, il fut vraiment élevé au milieu d'elle. Les blessures, les larmes, les danses de guerre et les rituels célèbrent, les victoires firent partie de sa vie quotidienne. A l'âge de quatorze ans, il allait trouver l'occasion de prouver son ardeur au combat et son courage. Ce jour-là, il se joignit d'office aux guerriers sans y avoir été invité et, son audace payant, participa à la première bataille de sa vie, armé de son seul «bâton à coup», destiné à toucher l'ennemi pour 'compter les coups', obtenant ainsi une distinction honorifique plus grande que si on l'avait tué. Il  parviendra à renverser son adversaire crow mieux armé que lui, le premier 'coup' d'une longue série... A l'issue de la bataille remportée par les Sioux, Il  fut acclamé par les siens et gagna le nom qu'il portera désormais jusqu'à sa mort: Tatanka Iyotake ou «Bison mâle qui se roule dans la poussière», traduit par Sitting Bull en anglais 'Bison Assis'. Son père avait reçu ce nom au cours d'une vision, et il le transmit à son fils en témoignage de son admiration et de son amour. Or ce nom avait une charge symbolique très forte pour les Sioux, qui, il ne faut pas l'oublier, étaient de grands chasseurs de ces imposants ruminants, dont ils tiraient pratiquement toute leur subsistance. Dans les Plaines cet énorme herbivore était connu comme étant une créature têtue, une force de la nature, n'ayant peur de rien ne tournant jamais le dos, n'abandonnant jamais, quel que soit l'obstacle, mais allant toujours de l'avant malgré le danger et le mauvais temps. 

    d'abord serré contre sa mère et puis très vite à califourchon derrière elle. Avant 10 ans, il chevauche son propre poney. La légende veut que par la suite il ait eu les jambes arquées, comme moulées aux formes du cheval. Il connut la vie des nomades, l'ivresse des grandes étendues, de la chasse aux bisons, du vol de l'aigle, cette liberté qu'il chérira toute sa vie. Chaque soir, il s'endormait en écoutant les innombrables histoires d'Iktomi, le farceur, toutes ces légendes où les animaux parlent aux humains et leur donnent de bons conseils, les récits héroïques de son peuple, la bravoure des guerriers et, bien sûr, la couardise des ennemis. En lui montait déjà le désir ardent de se distinguer, d'accomplir des exploits prestigieux, qui, dans la société sioux, transforment un être masculin en homme. Il admirait, enviait les guerriers. Pour lui la guerre n'était pas seulement dans les récits, il fut vraiment élevé au milieu d'elle. Les blessures, les larmes, les danses de guerre et les rituels célèbrent, les victoires firent partie de sa vie quotidienne. A l'âge de quatorze ans, il allait trouver l'occasion de prouver son ardeur au combat et son courage. Ce jour-là, il se joignit d'office aux guerriers sans y avoir été invité et, son audace payant, participa à la première bataille de sa vie, armé de son seul «bâton à coup», destiné à toucher l'ennemi pour 'compter les coups', obtenant ainsi une distinction honorifique plus grande que si on l'avait tué. Il  parviendra à renverser son adversaire crow mieux armé que lui, le premier 'coup' d'une longue série... A l'issue de la bataille remportée par les Sioux, Il  fut acclamé par les siens et gagna le nom qu'il portera désormais jusqu'à sa mort: Tatanka Iyotake ou «Bison mâle qui se roule dans la poussière», traduit par Sitting Bull en anglais 'Bison Assis'. Son père avait reçu ce nom au cours d'une vision, et il le transmit à son fils en témoignage de son admiration et de son amour. Or ce nom avait une charge symbolique très forte pour les Sioux, qui, il ne faut pas l'oublier, étaient de grands chasseurs de ces imposants ruminants, dont ils tiraient pratiquement toute leur subsistance. Dans les Plaines cet énorme herbivore était connu comme étant une créature têtue, une force de la nature, n'ayant peur de rien ne tournant jamais le dos, n'abandonnant jamais, quel que soit l'obstacle, mais allant toujours de l'avant malgré le danger et le mauvais temps.

    le traité de Fort Laramie, le 2 juillet 1868. Il garantissait aux Indiens l'intégrité de leur territoire à l'ouest du Missouri et stipulait: 'Aucun Blanc ne serait autorisé à s'établir ou à occuper une portion de ce territoire, ou même traverser ce territoire sans le consentement tacite des Indiens'  

    Après la signature de ce traité, qui fut à première vue une victoire pour les Sioux, les Plaines redevinrent calmes pendant quelque temps. Mais l'armée n'avait pas digéré la perte de ses forts s'ensuivit une rivalité entre celle-ci et le ministère des Affaires indiennes, qui remit très vite en cause l'état de paix décrété. Face à cette situation mouvante, Sitting Bull et Crazy Horse, un des chefs des Sioux Oglala, se mirent d'accord pour riposter à la première attaque qui, ils le comprirent, n'allait pas tarder.  

    En 1874, le général Custer, qui commandait le VIIème régiment de cavalerie, annonça qu'il avait trouvé de l'or dans les Collines Noires (Black Hills), montagnes sacrées des Indiens des Plaines et considérées comme territoire Indien par le traité de Fort Laramie. La ruée vers l'or commença sans que l'armée puisse l'empêcher, en supposant qu'elle ait voulu le faire. Tout le travail du ministère des Affaires indiennes pendant trente ans s'effondrait ainsi avec l'arrivée de Custer, Une commission fut envoyée: On proposa aux Indiens d'acheter les Black Hills. Mais la voix de Sîtting Bull s'éleva alors:  

    Quelques jours plus tard, le colonel Custer et son 7ème de cavalerie attaquèrent un grand rassemblement indien sur la rivière Little Big Horn dans le Montana. Crazy Horse et Sitting Bull s'y trouvaient avec leurs guerriers Lakotas, Cheyennes et Arapahos. Bien que très inférieur en nombre, Custer ordonna à ses hommes (qui venaient de faire une marche forcée de 70 km) d'attaquer le campement. Dès le début de l'attaque, Crazy Horse et ses guerriers se portèrent à la rencontre des soldats. La bataille fut de courte durée. Custer fut abattu, certains soldats se suicidèrent, les guerriers tuèrent les autres. Seul le cheval de Custer survécu à la bataille. Certains se demandent pourquoi les indiens Crows servaient d'éclaireurs à l'armée américaine pour l'aider dans sa guerre contre les indiens (et ultime contre eux-mêmes). L'explication est simple, les Sioux étaient en guerre contre les Crows depuis longtemps. Supérieur en nombre, les Sioux avaient dépossédé les Crows d'une partie de leurs territoires, ces derniers voulaient simplement les récupérer. Pour cela, ils se sont alliés avec les ennemis  

    Sitting BullCROW éclaireur

     


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